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Robin des Bois

1973

     
Date de sortie 08/11/1973 (USA)
  30/10/1974 (France)
Titre original Robin Hood
Réalisation Wolfgang Reitherman
Durée 83 minutes
Budget 1,5 million de $
   
  21e Grand Classique (Walt Disney Animation Studios)
     
19 fiches consultables
 
La légende de Robin des Bois, héros de l’Angleterre médiévale et le Roman de Renart, recueil de récits français des XIIe et XIIIe siècles.
 
 
Il est bien peu aisé de donner un avis unanime sur le casting du 21ème Grand Classique Disney tant il contient presque autant de réussites que de déceptions… Les satisfactions, sont à chercher du côté des méchants, à commencer par le duo formé par les deux principaux antagonistes , le Prince Jean et Triste Sire. Le lion sans crinière, roi usurpateur et oppresseur patenté, est un personnage excellent tantôt détestable, tantôt ridicule comme lorsqu’il fond en larmes en pensant à sa maman ! Son fidèle conseiller, le serpent Triste Sire n’a rien à lui envier ni en vilenie, ni en poltronnerie ! Le duo parfois inquiétant et souvent drôle à souhaits est la vraie pépite du casting. Le Shérif de Nottingham, cruel et impitoyable collecteur d’impôts parvient sans mal à se faire détester. Le trio qu’il forme avec les deux cocasses (car franchement idiots) vautours Pendard et Niquedouille est des plus savoureux ! D’autres réussites sont à chercher du côté des personnages secondaires : citons Frère Tuck le moine au grand cœur et au courage exemplaire, Adam de la Halle le coq troubadour chantant mieux que quiconque les malheurs du peuple de Nottingham ou encore la très drôle et charismatique Gertrude, dame de compagnie haute en couleur de Belle Marianne. Les déceptions sont à chercher du côté des gentils protagonistes du film, à commencer par Robin des Bois : archétype du héros au cœur pur, sans peurs et sans reproches, le renard peine à susciter la sympathie ou l’empathie des spectateurs qui ne s’attachent en effet jamais vraiment à ce personnage bien trop « propre sur lui » pour convaincre et marquer durablement les esprits. Il en va de même pour son amour de toujours, la (un peu trop) douce Belle Marianne. Son vieux compagnon de route, Petit Jean déçoit pour d’autres raisons, liées à la volonté quasi obsessionnelle du réalisateur Wolfgang Reitherman de faire des économies : il n’est qu’une adaptation graphique pas même masquée de l’ours Baloo, génial personnage du Grand Classique Le Livre de la Jungle (1967) ce qui lui grandement faire perdre de sa saveur ! Enfin, la bande d’enfants, menée par le lapin Bobby est sympathique mais pas franchement inoubliable… Même si Toby, la tortue trouillarde, n’est pas loin de tirer son épingle du jeu !
 
 
Cet artiste américain est à l’origine du 21ème Grand Classique Disney. En effet, c’est lui qui, en repensant aux très réussies scènes d’animation de Mélodie du Sud, eu l’idée d’adapter la légende de Robin des Bois en mettant en scène des animaux antropomorphes. Le projet validé par la direction, il supervisa l’écriture du scénario.
Le mythique animateur, membre de la bande des « Neuf Vieux Messieurs », qui réalisé sept Grands Classiques Disney dont Robin des Bois, s’imposa comme le successeur artistique de Walt Disney au décès de ce dernier. Il lui a cependant souvent été reproché son manque d’ambition et son obsession des économies, particulièrement sensible dans le 21ème Grand Classique où de nombreuses scènes ont été en très grande partie reprises de films d’animation antérieurs.
Les inséparables et ô combien géniaux animateurs, membres eux aussi de la troupe des « Neuf Vieux Messieurs », sont en grande partie responsables d’une des plus belles réussites du film : le duo formé par le méchant mais pathétique Prince Jean et son éminence grise, le très peu téméraire serpent Triste Sire, deux personnages dont ils furent chargés de l’animation.
Le comédien britannique d’ascendance germano-russe parvient à magnifier par son impeccable jeu d’acteur, tout en nuances, l’animation soignée du Prince Jean auquel il prête sa voix. Au vu de sa superbe prestation, on en vient à regretter que le lion sans crinière soit le seul et unique personnage d’un Grand Classique Disney qu’il est incarné au cours de sa très longue carrière.

Le musicien américain s’est vu confier la réalisation de la bande originale du 21ème Grand Classique Disney. Il livre une prestation très réussie et parvient notamment à créer une ambiance médiévale fort à propos en ayant recours pour certaines séquences musicales à de vrais instruments médiévaux, tels que le cor ou le clavecin.

Ce parolier américain, déjà auteur en 1970 de « Everybody Wants to Be a Cat » (« Tout le monde veut devenir un cat ») pour Les Aristochats,n’a écrit les paroles que d’une seule et unique chanson pour Robin des Bois… Pas la moindre puisqu’il s’agit de « Love » (« Hier, deux enfants »), une très belle chanson d’amour qui fut nominée pour l’Oscar de la meilleure chanson en 1974.

 
Oscars
1974
Nomination
Meilleure chanson pour « Love » (« Hier, deux enfants »)
 
Prix
1976
Victoire
Prix du Goldene Leinwand (Allemagne)