Page d'accueil > Liste des films > Dumbo > Les Eléphants roses
 
Filmographie
Dumbo (1941)
Nom d'origine
Pink elephants
Animé par
Norman Ferguson (directeur de la séquence), Hicks Lokey (1e partie), Howard Swift (2e partie)
Voix originale
-
Voix française
-
   

 

Après le numéro où Dumbo est ridiculisé par les clowns, Timothée tente de le réconforter. Pris de sanglots, l'éléphanteau se met à avoir le hoquet et Timothée lui dire de boire l'eau d'une bassine.

Mais les restes d'une bouteille de champagne renversée par les clowns se sont mélangés à l'eau. Dumbo et Timothée se mettent à divaguer, à moitié saouls. Dumbo fait des bulles de savon avec sa trompe, mais une bulle se transforme en éléphant. Commence alors la séquence dite de la "parade des Elephants roses".

Il s'agit sans nul doute d'une des scènes les plus inspirées d'un film Disney. On y voit des éléphants roses, puis multicolores, défiler dans des scènes tantôt effrayantes, tantôt amusantes.

Pour l'époque (début de la Seconde Guerre mondiale), cette séquence est très novatrice. Le passage final montre des objets à peine inventés à l'époque (montagnes russes, automobiles).

 
Le site www.personnages-disney.com est un site amateur réalisé par un fan, non commercial et non affilié à la Walt Disney Company. Toutes les images présentées sur le site sont la propriété de la Walt Disney Company, ou sont des montages réalisés par le webmaster à partir d'images appartenant à la Walt Disney Company.
Contact : personnages-disney@live.fr
"C'est eux ! C'est eux !
Ils viennent à la queue leu leu !
Rataplan,
Voici les éléphants !"
la parade des Eléphants roses
  La séquence de la parade des Elephants roses de Dumbo a inspiré une des scènes du spectacle Animagique aux Walt Disney Studios de Disneyland Paris.  
 
Cette séquence, dans laquelle apparaissent des dizaines d'éléphants en technicolor sur fond noir, fut dirigée par Norman Ferguson et réalisée essentiellement par deux animateurs. On doit la première partie de la séquence (celle des éléphants musiciens et des éléphants encerclant leur ennemi) à Hicks Lokey, dont la carrière chez Disney fut brève (1940-41). Il avait auparavant travaillé sur la séquence La Danse des Heures de Fantasia. La seconde partie (à la fois plus douce, plus exotique et très moderne sur la fin) fut confiée à Howard Swift, animateur sur Pinocchio et Fantasia, et notamment des autruches de La Danse des Heures. Le surréalisme de cette séquence fut influencé par le passage de Salvador Dali dans les studios Disney à l'époque de la réalisation de Dumbo.
 

La séquence de la parade des Eléphants roses, qui dure près de 4 minutes 30, peut se découper en quatre scènes :

1. Dans un premier temps, on a l'apparition puis la multiplication d'éléphants roses plutôt effrayants. Ces éléphants sont musiciens, jouant de divers instruments, essentiellement de la trompette formée par leur trompe, mais aussi de tambours et de cymbales.

Les éléphants se multiplient au fil de la musique sur l'écran, jusqu'à devenir trop nombreux, pour que surgisse alors une explosion qui fait repartir sur une autre scène. Les éléphants se suivent à la chaîne ou encerclent une cible (un "ennemi" selon les paroles de la chanson) : Dumbo, un éléphant dans son lit.

2. Une deuxième partie s'enchaîne avec l'apparition de pyramides d'Egypte. La musique change de rythme et devient orientale. Les éléphants roses changent aussi de formes, prenant l'apparence d'un chameau, d'un fakir, d'une danseuse orientale.
3. Des trompettes annoncent le passage à un rythme plus lent, avec deux éléphants aux contours plus incertains qui se mettent à danser une sorte de valse, puis en patineurs. Les mouvements se veulent amples et fluides, sans gestes brusques. Les patins puis les skis font penser que l'on est en hiver, mais très vite la température se réchauffe et on passe en été. La musique s'accélère. Les éléphants passent de la couleur rose à un orange vif. La foudre fait son apparition, marquant un retour à des gestes plus brusques. Les deux éléphants continuent de danser, mais se multiplient...

4. Puis il se transforment en voitures, marquant le début de la dernière partie de la séquence. Tout s'accélère très rapidement, les formes s'enchaînent : automobiles, ski nautique, montagnes russes, trains jusqu'à l'explosion finale où tout retombe...

A l'intérieur de chaque partie, on a donc à chaque fois à peu près le même schéma, à savoir la multiplication des protagonistes à l'image associée à une accélération du rythme de la musique, jusqu'à ce que le rythme soit trop soutenu ou que les éléphants soient trop nombreux à l'image, ce qui provoque une explosion et le passage à la scène suivante.