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Nom d'origine Oswald the Lucky Rabbit
Première apparition le 5 septembre 1927 dans Trolley Troubles
Animé par Ub Iwerks
Voix originale William « Bill » Nolan (1929), Pinto Colvig (1930-1931), Mickey Rooney (1931-1932), June Foray (1943), Frank Welker (depuis 2010)
Voix française  
   

Oswald le Lapin Chanceux est le premier personnage d’animation « star » créé par Walt Disney et ses collaborateurs. Il fut le personnage principal de la série de cartoons Oswald the Lucky Rabbit à laquelle Walt Disney a contribué pendant deux ans de 1927 à 1928 avant de perdre les droits d’exploitation du personnage…

Ce lapin aux longues oreilles au pelage noir portant un short (blanc à l’époque des films en noir et blanc, devenu bleu avec le passage à la couleur) est un héros espiègle, malin et courageux. Il a comme particularité remarquable d’être capable d’ôter temporairement ses membres, que ce soit ses jambes, ses pieds ou encore ses oreilles, qui lui permettent aussi d’ailleurs de voler !

 

 

1927-1928 : La genèse, les années Disney

C’est en janvier 1927, que le distributeur et producteur de film américain Charles B. Mintz, responsable des studios Winkler appartenant à la famille de sa femme, demande à Walt Disney, qui achève alors les tout derniers courts-métrages de la série des Alice Comedies qui lui a permis de se faire un nom dans le monde du septième art, de concevoir un personnage de lapin qui serait le héros d'une nouvelle série de cartoons. Dans le courant du mois, Disney lui fait parvenir une série d'esquisses préparatoires lui proposant différents modèles de lapins, parmi lesquels sera choisi celui qui deviendra le fameux Oswald.

Le 4 mars de la même année, le distributeur Mintz signe avec les studios Universal Pictures un contrat de production pour  26 courts métrages réalisés par Disney pour un montant de 2 250 $ par film. Le contrat signé, Mintz demande à Walt Disney de mettre en route la réalisation des premières aventures d’Oswald : ainsi commence la série Oswald the Lucky Rabbit.

Si le premier film mettant en scène le Lapin Chanceux proposé par Walt Disney à Universal en juin 1927, Poor Papa, est refusé par les studios de production, le second essai est concluant. La série aura donc pour premier opus le court-métrage Trolley Troubles qui met en scène Oswald dans le rôle d’un chauffeur de trolleybus assurant le ramassage scolaire, non sans encombres !

Trolley Trouble sera suivi par 25 autres courts-métrages, tous réalisés par Disney entre 1927 et 1928 (pour la filmographie détaillée des épisodes de la série réalisés par Disney, voir infographie en bas de page).

Dans ces épisodes, d’autres personnages importants de l’univers d’Oswald font leur apparition. Son principal antagoniste, le futur Pat Hibulaire de la série Mickey Mouse déjà apparu dans les Alice Comedies fait sa première apparition dans The Banker’s Daughter, court-métrage de 1927, où il mène une bande de voleurs de banques qu’Oswald va parvenir à déjouer, retrouvant ainsi les faveurs de son ancien patron de banquier qui l’avait licencié de son poste de chauffeur de limousine après l’avoir surpris à flirter avec sa fille. Une des constantes de la série, telle que réalisée par Disney, est la perpétuelle recherche du grand amour par Oswald : le lapin vivra donc successivement des histoires d’amour éphémères avec Miss Rabbit, Miss Cottontail, Fanny (pulpeuse lapine qui reste sa dulcinée le temps de plusieurs épisodes et montre son côté manipulateur, ne renonçant pas à aller jusqu’à feindre la noyage pour que son imposteur de maître-nageur de petit ami vienne lui porter secours dans le court-métrage All Wet) et d'un nombre indéterminé de nounous ou danseuses ; c’est cependant avec une jeune féline, la chatte Hortensia (dont la première apparition remonte probablement à l’épisode Harem Scarem où Oswald la délivre des griffes de Pat Hibulaire dans un harem marocain même si certains ont vu en la Miss Cottontail de The Banker’s Daughter une première ébauche du personnage), que le Lapin Chanceux vivra enfin une histoire d’amour véritablement durable.

La série rencontre un succès retentissant auprès du grand public. Enfants comme adultes raffolent des histoires d’environ cinq minutes mettant en scène le Lapin Chanceux dans des aventures s’orientant de plus en plus vers les gags. Universal n’est pas non plus étranger au succès de la série de Disney, assurant une incroyable promotion du personnage d’Oswald. Le Lapin Chanceux est ainsi le premier des personnage Disney à avoir connu des produits dérivés à son effigie, en l’occurrence une sucrerie, des crayons et une broche. Universal programme aussi les courts-métrages de la série en première partie des séances dans ses cinémas.

1928-1929 : Oswald kidnappé, les années Winkler

Porté par le succès de sa série, Walt Disney se rend mi-février 1928, à l'approche de la fin du contrat, à New York pour rencontrer Mintz et lui demander, en même temps qu'un renouvellement du contrat des Oswald the Lucky Rabbit, une augmentation de son budget de réalisation, souhaitant passer de 2 250 $ à 2 500 $ par épisode. Charles B. Mintz répond à Disney qu'il souhaite au contraire réduire les coûts de production de près de 20 % et l’informe que d'après les contrats de 1927, c'est Universal qui détient les droits de la série et non les studios Winkler qui ne jouent qu’un rôle d’intermédiaire. Il l’avertit aussi que s’il refuse de coopérer, la production de la série se poursuivra sans lui et avec une partie de son équipe d’animation, dont plusieurs membres ont déjà ratifié un nouveau contrat.

Mintz cherche à contrôler d’avantage la production de la série animée à succès et parvient à évincer son créateur originel après l’échec des négociations et le départ de Walt Disney de New York. Ce serait durant son voyage de retour en train vers chez lui que serait né Mickey Mouse, le personnage qui va permettre à Walt Disney d’accéder définitivement à la gloire et à la fortune et de se remettre de la perte de son « premier enfant animé ». Ainsi, Walt Disney encore lié par contrat termine la réalisation des films en cours d'Oswald mais en parallèle, avec Ub Iwerks et Les Clark qui lui sont restés fidèles, il commence à développer une nouvelle série animée centrée sur le personnage de la souris Mickey Mouse dont l’aspect graphique rappelle grandement Oswald.

 

Entre 1928 et 1929 c’est donc sous la direction de Mintz et dans le cadre des studios Robert Winkler Productions que le Lapin Chanceux poursuit ses aventures dans une nouvelle saison de 26 cartoons, commandée par Universal. Charles B. Mintz peut compter sur le travail de transfuges de chez Disney à l’image de Rudolf Ising, Hugh Harman mais aussi de plus jeunes talents comme Pinto Colvig, future voix originale du personnage, et Walter Lantz. Il est amusant de constater que, pour satisfaire les délais imposés par Universal, Winkler va dans un premier temps ressortir le pilote de la série pensé par Disney et qui avait été en 1927 débouté, Poor Papa. L’esprit de la série reste le même, multipliant les situations amusantes et notamment ce que les spécialistes vont appeler des gags « ruraux ».

Mintz tente aussi de suivre les innovations que connaît à l’époque le cinéma d’animation. Suivant l’exemple de Walt Disney et de son Steamboat Willie, il réalise le premier épisode sonore de la série, intitulé Hen Fruit.

Malgré le succès constant de la série, le fondateur et directeur des studios Universal, Carl Laemmle, de plus en plus souvent en désaccord avec Charles B. Mintz, décide au cours du printemps 1929 de ne pas renouveler le contrat le liant avec lui… Au final, tel est pris qui croyait prendre, Charles B. Mintz est évincé à son tour des aventures du Lapin Chanceux.

 

1929-1960 : Nouveaux studios, nouvelle carrière, les années Lantz

Mintz mis à l’écart, Carl Laemmle charge l’animateur Walter Lantz de prendre la tête d’un studio d’animation interne à Universal et de poursuivre la série Oswald the Lucky Rabbit. Il s’entoure de plusieurs artistes qui avaient préalablement travaillé pour Disney et/ou Winkler dont certains vont rapidement quitter le nouveau studio, comme Clyde Geronimi et Pinto Colvig qui rejoignent l’équipe de Walt Disney. Reste néanmoins une équipe d’animateurs jeunes mais prometteurs, parmi lesquels un certain Fred « Tex » Avery… Les artistes du studio de Lantz se mettent rapidement au travail et produisent leur premier film ayant pour héros le Lapin Chanceux en septembre 1929 : il s’agit de Race Riot. Durant la décennie suivante, le studio de Walter Lantz produira 140 films avec Oswald le Lapin et s’offrira quelques « premières » remarquables : premier épisode de la série avec des scènes en technicolor, première (et dernière) incursion du personnage dans un film en prises de vue réelles...

En 1936, la série commence à tourner en rond et Lantz, qui vient quelques mois auparavant d’ouvrir son propre studio de films d’animation commence à s’en désintéresser. D’autant que malgré les tentatives pour relancer l’attrait de la série auprès du public, notamment avec l’ajout de nouveaux personnages comme Elmer, un danois propulsé chien de compagnie d’Oswald, les fans des aventures du Lapin Chanceux se font de plus en plus rares…

En 1938, Lantz prend la décision de changer de personnage vedette et lance les aventures d’Andy Panda. Le glas a sonné pour Oswald, qui ne réapparaîtra dans des productions Lantz qu’en tant que clin d’œil (dans un épisode de la série d’Andy Panda en 1943 et dans un de la série Woody Woodpecker en 1951).

Entre 1942 et 1960, c’est sur un autre support, avec une apparence physique bien différente que celle qu’il arborait à ses débuts qu’Oswald va poursuivre ses aventures. Il devient le héros d’une série de bandes-dessinées qui rencontre un succès certain. Les années 1960 marque la fin progressive de la saga en bandes-dessinées et le personnage va disparaître des écrans radars… jusqu’en 2006 !

Depuis 2006 : Le retour du fils prodigue, les nouvelles années Disney

Le personnage créé par Walt Disney mais dont il avait perdu les droits d’exploitation en 1928 est revenu dans le giron Disney en 2006 ! Le personnage a par la suite été remis progressivement sur le devant de la scène et a rapidement rencontré un nouveau succès retentissant auprès du grand public qui l’a adopté sans réticence aucune !

On lit souvent que la Walt Disney Company a racheté à Universal les droits de la série Oswald the Lucky Rabbit et des ses personnages principaux. La réalité est un peu différente puisque c’est par un échange que le Lapin Chanceux a fait son retour « chez lui ». Le changement de situation est intervenu le 9 février 2006, date à laquelle la Walt Disney Company a obtenu les droits que Walt Disney n’avait jamais eu sur les 26 premiers courts-métrages réalisés par les studios Disney entre 1927 et 1928 car NBC Universal, propriétaire des droits d’Oswald, désirait embaucher le présentateur sportif vedette Al Michaels, officiant alors sur les chaînes ABC et ESPN faisant partie du groupe Disney. Al Michaels voulait lui aussi rejoindre son partenaire historique John Madden pour présenter les émissions sportives du lundi soir sur NBC après qu'ABC eut perdu le contrat de diffusion du championnat de football américain des Etats-Unis. Disney accepta alors de libérer son présentateur de son contrat si, en contre partie, Universal lui restituait les droits d’Oswald the Lucky Rabbit. C’est ainsi que le Lapin Chanceux fit son retour dans l’univers Disney. Il faut cependant noter que le groupe Disney n’a récupéré les droits que pour les 26 premiers films de la série et non de ceux où Oswald figurait mais qui ont été réalisés après l’éviction de Walt Disney.

La Walt Disney Company a alors entrepris de remettre son premier personnage « star », inconnu du grand public des années 2000, sur le devant de la scène. Ainsi, le 20 mai 2009, le public américain a pu découvrir un nouvel opus de la série de DVD Walt Disney Treasures reprenant la totalité des courts-métrages de la série des Oswald the Lucky Rabbit réalisés par les studios Disney. Si certains courts-métrages longtemps considérés comme perdus ont été retrouvés depuis, lors de la sortie du DVD, les studios Disney n’avaient pu récupérer que 13 des 26 épisodes (Trolley Troubles, Oh Teacher, The Mechanical Cow, Great Guns !, All Wet, The Ocean Hop, Rival Romeos, Bright Lights, Ozzie of the Mounted, Oh, What a Knight, Sky Scrappers, The Fox Chase et Tall Timber). Parmi les films que Disney n’a, encore à ce jour, pas récupéré, certains ont une existence avérée mais sont tenues au secret dans des collections privées, inaccessibles du grand public comme de la firme au château enchanté.

Le personnage a peu à peu aussi investi les parcs à thèmes Disney (voir zoom spécifique, plus bas).

Cependant, c’est sur un support assez étonnant qu’Oswald a regagné ses lettres de noblesse et le cœur du public : les jeux-vidéos ! En effet, Oswald est l’un des principaux personnages de la série vidéoludique à succès éditée depuis 2010 par Disney Interactive Studios pour la console de salon de Nintendo, la Wii, Epic Mickey.

 

Dans le premier opus de la saga, on découvre qu’avant d’avoir accéder à la célébrité, Mickey Mouse est un jour entré par accident dans le laboratoire du sorcier Yensid, en passant à travers un miroir. Yensid était en train de mettre au point un monde parallèle réservé aux personnages oubliés des studios Disney, dont Oswald le Lapin Chanceux, à l'aide de peinture aux propriétés magiques. En l’absence du mage, Mickey voulut ajouter sa pierre à l’édifice en construction mais créa par maladresse le Fantôme Noir. La souris s’étant enfuit suite à cet accident, ce n’est que bien des années après qu’elle apprit ce qui était advenu du monde parallèle où Oswald avait régné en maître incontesté, mais juste et loyal, avant que le Fantôme Noir et le Savant Fou (du court-métrage classique de la série Mickey Mouse intitulé The Mad Doctor) y aient apporté le chaos. Traîné de force dans ce monde ravagé, Mickey a désormais pour tâche de rétablir la situation qu’il a lui-même, involontairement, contribué à créer.

 

Personnage important du jeu dès le premier opus, Oswald (qui est toujours en couple avec Ortensia et possède une innombrable progéniture), face au succès rencontré, est devenu, dès le deuxième jeu de la série, un personnage jouable à l’instar de Mickey Mouse. Les deux compères, alors présentés comme des « demi-frères d’encre », joli clin d’œil à leur père « artistique » commun, doivent faire face au retour du Savant Fou qui prétend s’amender de son comportement passé et tenter de démêler le vrai du faux…

Le succès rencontré par le personnage grâce à la sérié Epic Mickey a été tellement important qu’il a accéléré le retour en grâce du personnage qui a eu le droit à des apparitions de plus en plus fréquentes dans des histoires en bandes-dessinées dérivée de la saga vidéoludique et a même eu le privilège d’apparaît quelques secondes, en guise de clin d’œil dans un nouveau court-métrage mettant en scène Mickey Mouse et ses amis dans un univers mêlant 2D en noir et blanc classique et images de synthèse en 3D relief sorti en 2013, Get a Horse! (A cheval ! en version française). Il est aussi apparu sous la forme de peluches à gagner dans un jeu internet inspiré d’un épisode de la nouvelle série de courts-métrage à succès Mickey Mouse, le deuxième de la saison 1, No Service (Pique-Nique à la Plage).

La voix d'Oswald

L’état actuel de nos connaissances ne nous permet pas d’identifier l’acteur (ou les acteurs) qui prête sa voix au personnage d’Oswald dans la version originale des 26 épisodes de la série Oswald the Lucky Rabbit réalisés par les studios Disney. De même, aucune voix française n’est connue pour ce personnage.

En vérité, les seuls doubleurs connus pour le personnage, ont interprété Oswald dans une ou plusieurs de ses aventures à l’époque où c’est Walter Lantz qui avait en charge la série mettant en vedette le Lapin Chanceux.

En 1929, Oswald a été incarné, comme c’était souvent la coutume à l’époque, par un des animateurs œuvrant sur la série, en l’occurrence William « Bill » Nolan. C’est un autre animateur des studios Lantz qui lui succéda entre 1930 et 1931 : Pinto Colvig. L’artiste cessa de prêter sa voix à Oswald lorsqu’il décida de quitter les studios qui produisaient la série pour rejoindre la concurrence… en signant chez Disney ! Au sein de l’équipe de Walt Disney, il s’illustra aussi bien en tant qu’animateur qu’en tant que comédien : on lui doit en effet les voix originales de personnages intemporels comme Pluto, Dingo dont il est l’un des « pères créateurs » en ayant eu l’idée de donner au personnage son rire rauque si caractéristique ainsi que le cochon Naf-Naf, la Cigale de l’épisode des Silly Symphonies inspiré d’une fable de Jean de la Fontaine (La Cigale et la Fourmi) ou encore les nains Grincheux et Dormeur de Blanche Neige et les Sept Nains (1937).

 

Par la suite, ce sont deux comédiens bien connus des fans des studios Disney qui officièrent dans la peau du Lapin Chanceux. Le premier d’entre eux, Mickey Rooney (voix d’Oswald entre 1931 et 1932), a notamment incarné le vieux gardien de phare Lampie dans Peter et Elliott le Dragon (1977) et prêté sa voix à Rox adulte dans le Grand Classique Rox et Rouky (1981) ainsi qu’au chien Flèche dans La Belle et le Clochard 2 : L’Appel de la rue (2001). La seconde, puisque oui, il s’agit bien d’une femme, est la comédienne June Foray, qui, après avoir doublé Oswald au cours de l’année 1943, prêta sa voix au chat Lucifer dans Cendrillon (1950), à Miss Frappe et à Miss Tick dans la série télévisée La Bande à Picsou (1987-1989) et le long-métrage dérivé La Bande à Picsou, le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue (1990), à la fouine Wheezy et Lena Hyena dans Qui Veut la Peau de Roger Rabbit (1988), à Grand-Mère Fa dans la saga Mulan entamée avec le Grand Classique éponyme de 1998 ou encore à la sorcière Hazel.

Depuis 2010, et le premier opus de la saga de jeux-vidéos Epic Mickey, c’est Frank Welker qui interprète la Lapin Chanceux. Les inconditionnels des studios Disney le connaissent bien puisque c’est lui qui se cache notamment derrière Toby dans Basil, Détective Privé (1986), le Gros Louis dans Oliver et Compagnie(1988), Dumbo dans Qui veut la Peau de Roger Rabbit (1988), Max de La Petite Sirène (1989), Joanna dans Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (1990), Sultan pour La Belle et la Bête (1991), Abu, la Caverne aux merveilles et Rajah pour Aladdin (1992), Flit dans Pocahontas (1995) ou encore Khan et Cri-Kee dans Mulan.

Un lapin à plusieurs visages...
D’années en années, de studios en studios, le personnage d’Oswald le Lapin Chanceux à changer d’aspect graphique. D’abord longiligne et avec de longues oreilles fines à l’époque des 26 courts-métrages réalisés par les studios Disney en noir et blanc entre 1927 et 1928, il a vu son physique se « cartooniser » lorsque ce sont les studios Winkler qui ont repris son exploitation : ses oreilles ont été ainsi raccourcies et arrondies et Oswald a pris plusieurs kilos, lui conférant un air bien plus bonhomme et le rapprochant du cultissime personnage de cartoons Félix le Chat. Les changements ont été encore plus importants lorsque c’est Walter Lantz qui a récupéré la charge du personnage : exit le lapin au poil noir, Oswald est devenu un personnage au pelage oscillant entre le blanc et le crème selon ses apparitions. En bandes-dessinées, toujours sous la responsabilité de Lantz, Oswald a perdu son aspect antropomorphique pour devenir un lapin plus « réaliste ». Retourné dans le giron Disney en 2006, Oswald a retrouvé une apparence physique plus proche de ses débuts tout en étant moderne, modélisation en 3D oblige !
 
(N'apparaissent que les épisodes de la série Oswald, the Lucky Rabbit réalisés par les studios Disney).
Date     Titre   Série
1927
(5 septembre)
  Trolley Troubles   Oswald, the Lucky Rabbit (n°1)
1927
(19 septembre)
  Oh Teacher   Oswald, the Lucky Rabbit (n°2)
1927
(3 octobre)
  The Mechanical Cow   Oswald, the Lucky Rabbit (n°3)
1927
(17 octobre)
  Great Guns   Oswald, the Lucky Rabbit (n°4)
1927
(31 octobre)
  All Wet   Oswald, the Lucky Rabbit (n°5)
1927
(14 novembre)
  The Ocean Hop   Oswald, the Lucky Rabbit (n°6)

1927
(28 novembre)

  The Banker's Daughter   Oswald, the Lucky Rabbit (n°7)
1927
(12 décembre)
  Empty Socks   Oswald, the Lucky Rabbit (n°8)
1927
(26 décembre)
  Rickety Gin   Oswald, the Lucky Rabbit (n°9)
1928
(9 janvier)
  Harem Scarem   Oswald, the Lucky Rabbit (n°10)
1928
(23 janvier)
  Neck 'n' Neck   Oswald, the Lucky Rabbit (n°11)
1928
(6 février)
  The Ol' Swimmin Hole   Oswald, the Lucky Rabbit (n°12)
1928
(20 février)
  Africa Before Dark   Oswald, the Lucky Rabbit (n°13)
1928
(5 mars)
  Rival Romeos   Oswald, the Lucky Rabbit (n°14)
1928
(19 mars)
  Bright Lights   Oswald, the Lucky Rabbit (n°15)
1928
(28 mai)
  Oh, What a Knight   Oswald, the Lucky Rabbit (n°16)
1928
(2 avril)
  Sagebrush Sadie   Oswald, the Lucky Rabbit (n°17)
Date     Titre   Série
1928
(16 avril)
  Ride'em Plowboy   Oswald, the Lucky Rabbit (n°18)
1928
(30 avril)
  Ozzie of the Mounted   (Oswald, the Lucky Rabbit (n°19)
1928
(14 mai)
  Hungry Hoboes
  Oswald, the Lucky Rabbit (n°20)
1928
(11 juin)
  Sky Scrappers   Oswald, the Lucky Rabbit (n°21)
1928
(11 juin)
  Poor Papa   Oswald, the Lucky Rabbit (n°22)
1928
(25 juin)
  The Fox Chase   Oswald, the Lucky Rabbit (n°23)
1928
(9 juillet)
  Tall Timber   Oswald, the Lucky Rabbit (n°24)
1928
(23 juillet)
  Sleigh Bells   Oswald, the Lucky Rabbit (n°25)
1928
(20 août)
  Hot Dog   Oswald, the Lucky Rabbit (n°26)
2013
(11 juin)
    Get a Horse!
(A Cheval !)
  Mickey Mouse (caméo)
           
           

 

 

 

 

         

 

 

 

 

       


 

Depuis le 1er avril 2014, Oswald sort à la rencontre des chanceux visiteurs du parc à thèmes Tokyo DisneySea pour le plus grand bonheur des fans des studios au château enchanté, récompensés de leur longue attente. En effet, le personnage a longtemps été aux abonnés absents dans les parcs à thèmes Disney.

Une nouvelle fois, cette absence s’explique par le fait que la Walt Disney Company ne possédait plus les droits nécessaires à l’exploitation du personnage. Depuis 2006 et le retour d’Oswald dans le giron Disney, les produits dérivés de toutes sortes (vêtements, pins, jouets…) à l’effigie du personnage se sont multipliés.

Peu à peu, le personnage a aussi figuré dans des spectacles et parades comme celle du parc Tokyo Disneyland appelée Disney’s Easter Wonderland.

Les parcs américains ne sont pas en reste : lors de l’expansion du parc Disney California Adventure, une grande peinture murale représentait le Lapin Chanceux et d’autres personnages Disney issus des courts-métrages des années 1920-1930. Depuis 2012, le parc accueille aussi une boutique de souvenirs nommée Oswald's Filling Station.

Au parc Magic Kingdom de Walt Disney World en Floride, Oswald figure sur un poster sur l’un des murs de la file d’attente du Town Square Theater ainsi que sur un croquis le représentant avec Mickey à l’intérieur du point de rencontre avec le « character »de la célébrissime souris Disney.

 
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Oswald, le Lapin Chanceux